Ce mercredi 25 novembre marque le lancement de la campagne de vaccination contre le virus H1N1 en milieu scolaire. Collégiens et lycéens sont invités dès aujourd’hui à se faire vacciner sous réserve de l’accord de leurs parents. Les écoliers eux, devront attendre « les premiers jours de décembre » a indiqué Roselyne Bachelot.
Fermetures d’écoles à la chaîne
Le coup d’envoi de cette campagne intervient dans un contexte de recrudescence de la pandémie. L’augmentation spectaculaire du nombre d’écoles fermées en atteste clairement. Mardi soir, 315 établissements scolaires étaient fermés pour cause ou suspicion de grippe A. En l’espace d’une semaine, ce nombre a quintuplé.
Les conséquences dans les familles
Les fermetures des établissements scolaires comme des classes relèvent, soit de la compétence des préfectures (au titre de leur pouvoir général de police), soit du ministère de la santé, via le centre interministériel de crise. Ce dernier regroupe les ministères touchés de près ou de loin par la pandémie, comme celui de la santé, de l’éducation nationale, ou de l’enseignement supérieur et de la recherche…). Les préfets devront résoudre le dilemme suivant: limiter la contagion en fermant les écoles mais aussi gérer l’impact sur la vie professionnelle des parents, directement concernés par les problèmes de garde d’enfants. Pour autant, certains ne se découragent pas et optent pour le télétravail, pour eux mêmes comme pour leurs enfants, qui devront utiliser les technologies (radio, tv, web…) pour maintenir une continuité pédagogique. Mais Dominique Rousset, responsable de la Fédération des parents d’élèves des Pyrénées-Atlantiques, reste sceptique : »Cela se saurait si Internet et la télé pouvaient remplacer un enseignant. Vous imaginez un adolescent seul chez lui ? Vous croyez vraiment qu’il va rester toute la journée sur ses devoirs ? », interroge t-elle.
Chômage partiel ou droit de retrait?
La réouverture des établissements sera décidée par les mêmes autorités que celles qui sont compétentes pour leur fermeture. Appel à la solidarité familiale? Echange de bons procédés entres voisins bienveillants? Ces solutions, certes efficaces, ne sauront durer plus de quelques jours. A l’heure actuelle, peu d’entreprises ont élaboré des mesures claires pour répondre à l’absence des parents. Une solution s’offre à l’employeur, saisi par le comité d’entreprise, il peut tenter le recours au chômage partiel, encore faut-il que les conditions le justifient, au choix:
- la conjoncture économique ;
- des difficultés d’approvisionnement en matières premières ou en énergie ;
- un sinistre ou des intempéries de caractère exceptionnel ;
- la transformation, restructuration ou modernisation de l’entreprise ;
- toute autre circonstance de caractère exceptionnel. (la grippe A? )
Une autre solution concerne cette fois le salarié, faire jouer son droit de retrait. Confronté à un danger qu’il juge grave et imminent pour sa vie ou sa santé (par exemple, si c’est une personne « à risques »), tout salarié a le droit d’arrêter son travail, et si nécessaire, de quitter les lieux pour se mettre en sécurité. Il n’a pas besoin de l’accord de l’employeur, mais doit tout de même l’avertir le plus rapidement possible du danger de sa situation, à défaut, avertir le représentant du personnel, ou le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).Le droit de retrait n’entraîne ni sanction, ni retenue sur salaire, mais attention aux abus car ces derniers peuvent être sanctionnés, notamment si la décision du salarié crée pour d’autres personnes une nouvelle situation de danger grave et imminent. (comme par exemple, un déménageur quittant son échelle, laissant un piano à queue tomber sur Georges Clooney, qui sortait tranquillement de sa boutique préférée…). What else?
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