« J’ai peur d’attraper la grippe au boulot, je reste sous ma couette ! », « J’exige que mon patron commande des masques ! ». La grippe A n’épargnera pas le cortège de PME-TPE françaises, il faut donc que l’employeur anticipe ses répercussions. Revue en détail des mesures pour contrer l’épidémie.
Selon les prévisions, environ un quart des Français devraient être touchés par la grippe A « H1N1 ». Depuis la progression du virus, l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) a multiplié les campagnes d’information et de prévention.
Comme on dirait outre-Atlantique, « Hope for the best, plane for the worst »*. Il faut raisonner à partir du pire scénario possible et tabler sur un taux d’absentéisme allant de 30 à 50 %. La peur de la contamination, la nécessité de s’occuper de malades ou de garder les enfants, pourraient accroître cette proportion. Des sociétés spécialisées emboîtent le pas au plan de continuation d’activité en offrant de nouvelles possibilités de travail à distance.
L’important est d’anticiper une dégradation brutale de l’activité. « Pour cela, il faut favoriser le dialogue social dans l’entreprise. Il est primordial que les décisions à prendre soient au maximum anticipées et discutées avec les représentants du personnel (comité d’entreprise et CHSCT, ou à défaut les délégués du personnel) ou directement avec les salariés pour les petites structures qui n’ont pas de représentants du personnel », souligne Joël Blondel, chef de service à la DGT (Direction générale du travail).
2) Les mesures à destination des salariés![]()
Le capitaine du navire, le chef d’entreprise, est placé au cœur du dispositif. Il lui incombe de mettre en place le PCA et les règles d’hygiène en amont. Mais tout dépend de la taille de l’entreprise, de son activité, mais aussi de la gravité de la situation. Le passage en phase 6 (pour en savoir plus, lire Les sept niveaux d’alerte de l’OMS), fortement envisagé à la rentrée, signifierait par exemple que seules les activités essentielles pourraient se maintenir. Néanmoins, le chef d’entreprise ne peut modifier les éléments essentiels du contrat et doit requérir l’accord du salarié (changement de poste, demande de travail à domicile, passage d’un temps partiel à un temps plein et vice versa). En cas de pandémie, les aménagements inévitables devront être admis, à condition toutefois qu’ils soient temporaires, en fonction de la durée de la crise, proportionnés aux besoins et en rapport avec les contraintes et le but recherché.
Et en pratique, comment ça se passe ?
Est-ce que je peux obliger mon entreprise à commander des masques ?
Depuis l’épidémie de grippe aviaire en 2007, les entreprises ont été encouragées à acheter des masques. Le droit du travail impose au dirigeant d’entreprise une obligation de sécurité et de résultat concernant la santé de ses salariés. D’où l’obligation de fournir des EPI (équipements de protection individuelles) selon les risques identifiés dans l’entreprise (retranscrits dans le « document unique d’évaluation des risques », obligatoire pour tout employeur). Auparavant, toutes les professions de santé (chirurgiens, infirmières) étaient encouragées à porter des masques de type FFP2. Gilles Diot, chargé de mission sur les plans gouvernementaux au ministère du travail, précise que cette mesure s’étend désormais, sous la forme d’une recommandation, à « tous les salariés dont l’activité impose un contact étroit et répété avec du public », du fait d’une surexposition au risque de contamination. Leur distribution par l’employeur, à qui revient la charge de fournir ces EPI aux salariés, dépendra de la fonction et du degré d’exposition du salarié au risque :
- Les personnes exposées au contact étroit et répété du public (guichetiers, caissiers, serveurs) se verront doter d’un masque FFP2, le masque le plus protecteur contre le virus.
- Les personnes moins exposées auront seulement besoin d’un masque de type chirurgical, destiné à afin d’empêcher la contamination de l’entourage par le porteur du masque, voire d’aucun masque, selon l’analyse des risques effectuée par l’employeur.
- Certains salariés, peu exposés ou en back office, n’auront pas du tout besoin de masque ou très ponctuellement.
Par conséquent, la loi n’exige pas formellement de l’employeur une commande de masques pour faire face à la pandémie grippale. Néanmoins, sa responsabilité pénale pourrait être engagée en cas de manquement à son obligation de sécurité (obligation de résultat) à l’égard de son personnel. Ce qui revient à une obligation de fait en pratique, découlant directement du « document unique », car le juge peut vérifier si ce dernier a pris toutes ses dispositions en fonction du droit du travail et de ces « chaudes » recommandations des autorités nationales.
En ce qui concerne les traitements (antiviraux et vaccins), ces derniers sont délivrés sur ordonnance, l’entreprise ne pourra donc pas les acheter et les stocker au préalable. Le rôle du médecin du travail est assez réduit, puisqu’il ne peut en prescrire directement, il lui faudra cependant surveiller la santé des salariés. Il renverra vers un médecin traitant (ou le SAMU) tout salarié qui présenterait les symptômes de la grippe A.
« J’ai peur d’aller bosser, je reste sous la couette ! »
S’il s’agit juste d’une angoisse, le salarié peut être tenté de faire jouer son droit de retrait, qui ne sera reconnu légitime que s’il est autorisé. Mais il devra prouver le motif raisonnable de croire en l’existence d’un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Gilles Diot est très clair : « la simple crainte liée au virus grippal A/H1N1 ne suffit pas à justifier à elle seule l’exercice du droit individuel de retrait ».
En revanche, dès l’apparition de troubles symptomatiques, le salarié a intérêt à aller consulter un médecin. Il bénéficiera d’un arrêt maladie si nécessaire. Le retrait d’un salarié lié à des cas suspects dans son entreprise sera apprécié au cas par cas par le juge. Si son comportement est abusif, la sanction disciplinaire peut impliquer une retenue sur salaire et aller jusqu’à un licenciement pour faute grave.
Si un salarié ne souhaite pas ou ne peut pas aller travailler en raison de la pandémie grippale mais ne souhaite pas invoquer son droit de retrait, il peut demander à son employeur des congés exceptionnels, ou pour la garde d’enfants (congés spéciaux), ou des congés annuels ou d’ARTT (‘aménagement et réduction conventionnels du temps de travail) mais il ne peut arguer de la force majeure puisque la grippe A est un évènement prévisible. Dans tous les cas, le salarié qui ne va pas travailler doit en informer son employeur.
Enfin, l’employeur lui-même peut décider que tel salarié, dont la fonction au sein de l’entreprise n’est pas indispensable au maintien de l’activité durant le pic de pandémie, ne viendra pas travailler. Dans cette hypothèse, le recours aux différents congés peut être utilisé. Au-delà des congés, la question d’un dispositif de type « chômage partiel » (prise en charge par l’Etat des salaires, en tout ou partie) est actuellement en discussion au ministère de l’Economie afin de prévoir une mesure adaptée à la crise.
J’ai la grippe A, que faire ?
Joël Blondel recommande « aux salariés qui ressentent les premiers symptômes qui s’apparentent à ceux de la grippe d’aller consulter leur médecin traitant en ayant au préalable prévenu leur employeur. » La question du chômage partiel reste néanmoins en suspens, le ministère de l’Economie réfléchit à ouvrir cette possibilité, en raison des difficultés rencontrées par les entreprises.
Comment assurer le plan de continuité d’activité de votre entreprise ? Consulter la plaquette pour les entreprises.
* « espérer le meilleur, planifier le pire »
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Le télétravail contre la grippe A ? Oui, mais comment ??
Des écoles et des classes ferment, les consultations chez le médecin augmentent, des nouvelles mesures d’hygiènes sont prises, des vaccins sont en préparation mais la pandémie continue et la population doit réagir!
Mais que font les entreprises pour ne pas être contaminées et quelles solutions adoptent-elles lorsqu’elles sont touchées par ce virus(pas informatique pour une fois!)?
Elles respectent les consignent de sécurité sanitaire, et le résultat est le suivant: de nombreuses personnes ne peuvent pas travailler dans de bonnes conditions et l’activité de l’entreprise s’en trouve ralentie.
Que pouvez-vous donc faire face à la grippe A? Quelles sont les solutions qui s’offrent à vous?
– Xavier de Mazenod a repéré quelques outils online et gratuits pour vous: ICI.
Ces outils sont très intéressants et nous en utilisons nous-mêmes plusieurs au sein de PersonAll. Mais sans cohésion entre ces outils et sans accès aux restes des informations dont on a besoin pour travailler, ce télétravail reste peu efficace.
Quelle autre solution s’offre à vous?
- Revevol propose une solution basée sur PersonAll et Google Apps: Crizisonline.
Cette solution est un réel pas en avant dans la gestion de la crise car elle permet de tirer un réel parti et d’être pleinement efficace dans le télétravail en offrant un accès à ses informations de n’importe où et à n’importe quel moment: que ce soit à l’étranger, à domicile ou au bureau (Tout cela de manière sécurisée évidemment!).
Comment cela est-il possible?
Tout simplement en utilisant une interface de travail participative, souple et ergonomique dans laquelle s’intègre les outils que vous utilisez au quotidien. En l’occurrence, PersonAll!
Et s’il est possible de parer au plus pressé en utilisant des outils en ligne, il est encore plus malin d’avoir au sein de l’entreprise un portail qui mettra tout un chacun à la même distance de l’information quelle que soit sa situation géographique.
Sans pénalisation, ni pour ceux qui sont chez eux, ni pour ceux qui sont au bureau, comme l’imaginait Miguel Membrado dans son article.
Allez maintenant au (télé)travail grâce à PersonAll !
Comme aurait dit Dalida ‘des mots ..toujours des mots ..’parce que j’ai une amie qui bosse au contact du public et elle n’a jamais entendu parler du port du masque !!!
Aucun de ses responsables ne lui a proposé donc ??
Qui plus est il est sur que le lieu de travail est l’endroit propice pour les virus ..
Beaucoup de personnes sont malades ou viennent avec ‘leur’ virus et c’est aussi de cette façon là qu’on le récupère à notre tour …
Quant à la circulaire ..ou au port du masque …je n’ai rien entendu de la sorte ni vu l’ombre de cette circulaire donc ??
Deux poids deux mesures sans doute ..selon ou on bosse …